12 mars 2012

SWDE, la Qualité, théorie vs réalité

Certains le savent, je suis actuellement responsable "Qualité" dans une PME informatique (Damnet), même si je m'exprime en mon nom personnel sur les réseaux sociaux et le web en général.
Notre société n'est pas (encore) certifiée ISO.  Être certifié ISO, c'est normalement un gage de qualité mais cela coûte cher.  Actuellement, je pense qu'au jour le jour, nous faisons déjà de la qualité, même si ce n'est pas validé par une norme.

Ces dernières semaines, j'ai eu affaire, en tant que citoyen, à une société publique certifiée ISO 9001: la SWDE.
Je désire partager mon expérience récente.  Depuis des années, je reçois - comme chacun d'entre nous - un petit document me demandant de relever mon compteur et de l'afficher à un endroit visible lors du passage d'un "releveur d'index".
Depuis des années, je le fais sans me poser de questions.  Néanmoins, un petit paragraphe dans ce document m'avait interpellé cette fois-ci.
On pouvait laisser le releveur faire lui-même la mesure du moment que l'accès au compteur était libre.  L'accès à mon compteur est on ne peut plus libre: il est sous une trappe dans le jardin, à proximité de la rue.
Vu les deux derniers hivers assez rigoureux avec les canalisations, je m'étais dit qu'une petite vérification de l'état du système lors de leur passage n'aurait pas fait de mal.
J'ai donc téléphoné à la SWDE pour demander si le relevé pouvait être fait directement par le releveur d'index lors de son passage, ce qui faisait une validation du visuel des canalisation en même temps.
Ayant mes doutes sur les informations communiquées aux employés, j 'avais précisé que le compteur était sous terre et qu'il fallait descendre au niveau des canalisations.  J'avais également demandé si les personnes qui passent savaient où sont situés les compteurs.
On m'avait confirmé que c'est le cas et qu'il n'y avait pas de problème.  Etonné une nouvelle fois que ces informations soient si facilement accessibles, j'avais redemandé confirmation et on m'avait reconfirmé - non sans une pointe d'agacement dans la voix - que cela ne posait pas de problème car c'était habituel dans leur manière de travailler... J'en avais donc accepté l'augure.

Quelle ne fut pas ma surprise, quelques jours après le passage prévu de la SWDE de recevoir par courrier un document me demandant d'encoder via le web mon relevé d'index puisque "personne n'était présent au domicile lors du passage".  Je me suis exécuté...mais...

Synthétisons donc les informations précédentes:
La SWDE est un société certifiée "Qualité".
La SWDE paie des gens pour passer chez des clients et ne rien faire si personne ne leur ouvre la porte.
La SWDE paie des gens pour répondre au téléphone et rassurer sur des méthodes qu'ils n'ont visiblement pas.
La SWDE compte sur le citoyen responsable pour faire lui-même le travail qui n'a pas été effectué par ses employés.
La SWDE n'est visiblement pas capable proactivement de vérifier la qualité de ses canalisations... puisqu'ils ne savent pas vraiment où elles se situent chez les particuliers.

En clair, je me demande parfois si on a tous bien la même notion de "Qualité".
Bien sûr, c'est un exemple ponctuel peu représentatif.
Bien sûr, on ne base pas une certification sur ce genre de fonctionnements.
Néanmoins, quand on pense que certains cahiers de charge du public éliminent les candidats prestataires non certifiés, on se dit que les responsables devraient peut-être réfléchir à des mesures complémentaires de la "Qualité" (satisfaction du client, témoignages, etc.) !

04 mars 2012

Ecolo: ça passe ou ça casse!

Soyons clair, n'étant plus membre d'Ecolo, je n'ai aucune idée des vrais tenants et aboutissants (n'ayant pas participé aux débats) de ce qui s'est décidé ce jour.  Néanmoins, voici quelques réflexions d'un ancien membre, suiveur - plus ou moins proche selon les époques - du mouvement (quasi depuis ses débuts) et observateur extérieur du monde politique belge.

  1. A mon avis, le choix "Hoyos/Deleuze" était le meilleur choix possible.  Non pas parce que les autres n'étaient pas bons (je ne peux pas juger) mais parce que dans cette situation, on prône le changement dans la continuité.  Ceci veut dire qu'il n'y aura pas de rupture de fonctionnement avec l'ère Javaux & co; qu'il y aura un mix jeunesse/expérience utile; qu'il y aura de la complémentarité dans l'équipe; qu'il y aura de l'éloquence et de la capacité à galvaniser les citoyens lors des débats.  Bref, un duo qui peut gagner.
  2. Le partage des voix démontre une certaine vivacité démocratique à l'intérieur d'Ecolo mais d'un autre côté, ce peut être la démonstration d'un baril de poudre prêt à exploser si la "grosse minorité" ne se sent plus complètement derrière la ligne du duo gagnant.  Il faudra aussi mesurer la capacité éventuelle de nuisance (involontaire ou pas) que pourraient avoir les perdants.  Si Ecolo a bien muri sous l'ère Javaux, les frustrations seront oubliées bien vite.  Si la disparition de ces débats fratricides n'était qu'un feu de paille et qu'à la prochaine réunion, l'un ou l'autre décidait de mener une opposition "non constructive" contre le "nouveau pouvoir en place" parce qu'il considère qu'il n'a pas une légitimité suffisante, ce serait une catastrophe.
  3. Le remplacement d'Emily Hoyos au Parlement Wallon sera un gros challenge pour celui qui la remplacera.  En effet, même si ce n'a pas été parfait, Emily a toujours essayé de mettre en avant de nouveaux principes de fonctionnement plus éthiques et il faudra être à la hauteur tout en étant toujours la cible de certains députés wallons anti-écolos.  Patrick Dupriez aura du boulot!
  4.  Le remplacement d'Olivier Deleuze comme chef de groupe au fédéral alors que les accords institutionnels vont être en pleine discussion est un autre gros morceau à assimiler...

J'arrête ici mais en tout cas, les semaines qui viennent seront cruciales pour qu'Ecolo continue à représenter une certaine opposition/participation derrière laquelle un grand nombre de citoyens - et je ne parle pas ici uniquement de membres d'Ecolo mais bien d'électeurs en général - puisse se retrouver.

Alea Jacta Est comme le disait Van Quick et avant lui le Grand Jules!  Je félicite les gagnants et souhaite qu'Ecolo puisse conserver son influence positive dans les débats tout en continuant à prendre de la hauteur dans ceux-ci.  Avec un cdH qui va sans doute se positionner de cette manière via son nouveau président, les prochains échanges pourraient être intéressants!

11 février 2012

J'ai mal à  « ma  » RTBF...

Un préalable avant tout le reste : je suis clairement et sans discussion pour la solidarité avec les plus faibles et les démunis.
Je donne à diverses associations à de nombreuses occasions et cela ne changera pas.
Je n'ai jamais râlé jusqu'à présent sur le fait d'avoir également, en 15 ans de carrière d'ingénieur, donné via l'impôt plus que certains ne le feront de toute leur vie.

Pourtant, cette opération « Hiver 2012 » de la RTBF me pose question.

Non pas particulièrement sur l'appel à la solidarité, qui est une bonne chose, mais bien sur les exemples pris et le but recherché.

Je me serais attendu à voir des images de pensionnés qui, ayant travaillé toute leur vie n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Je pensais entendre parler de travailleurs qui, exploités par leur grand patron de multinationale, ont besoin de deux jobs en même temps et n'arrivent pas à se payer du chauffage malgré tout... Ces exemples m'auraient parlé.  Ces valeurs m'auraient parlé!

Qu'a-t-on vu comme reportages cette dernière semaine ?
  • Une famille – malheureuse, je ne le nie pas – dont la mère a 19 ans et est enceinte de son quatrième enfant alors qu'ils n'ont pas de revenus ;
  • Des SDF qui sont présentés comme s'étant retrouvés dans la rue parce qu'ils étaient violents en famille ou parce qu'ils avaient des problèmes d'alcool ;
  • Des familles qui ne peuvent plus se payer « un plein » de mazout mais qui ont, visiblement vu les images des reportages, assez d'argent (à crédit?) pour avoir un écran plat king size ;
  • Des candidats à l'asile qui dorment dans les gares parce qu'ils ne veulent pas aller en centres car « l'ambiance n'y est pas bonne : les gens sont peu sympas »...
  • etc.
Je suis convaincu que les coups durs arrivent et que personne n'est à l'abri de se retrouver dans le besoin. Une fois encore, je suis pour la solidarité. 
Mais quelles sont les valeurs que l'on veut mettre en avant avec ces exemples ? Qu'il est normal à 19 ans sans revenus d'avoir 4 enfants (elle a le droit, c'est certain, mais est-ce raisonnable?) Qu'il est normal de pouvoir choisir alcool, tabac ou télévision comme dépenses avant les médicaments et le chauffage ? Que quand on dort dehors, on peut se soucier de « l'ambiance » de l'abri que l'on te propose ?

Auparavant, RTL-TVI jouait sur les sentiments quand la RTBF expliquait et visait à faire évoluer la société.
Maintenant, que vise-t-elle ? Trouver des solutions à court terme pour les malheureux et leur permettre de passer l'hiver ? Super, et après ? 

N'aurait-il pas fallu parler du planning familial pour faire comprendre que faire des enfants, cela ne se décide pas à la légère ? N'aurait-il pas fallu parler des services contre l'endettement pour expliquer qu'il faut choisir les « bonnes » priorités dans la société ? N'aurait-il pas fallu parler des groupes pour combattre les assuétudes dont l'alcoolisme et le tabac sont des fléaux qui coûtent à la société ? Ne faut-il pas parler de solutions permettant de contrer la violence familiale ?

J'ai mal à ma RTBF parce que je ne la reconnais plus...
Si même elle se met à faire pleurer dans les chaumières sans voir plus loin, c'est un pan entier de mon éducation aux médias qui sera perdue :(

29 janvier 2012

Ton fascisme s'arrête là où commence mon village!

J'habite Temploux, petit village excentré de la ville de Namur, célèbre pour sa brocante annuelle qui est une des plus grandes d’Europe.

Depuis peu, notre village est aussi un peu connu pour un débat un peu moins sympathique.
Suite à la décision - in tempore suspecto envers la croissante communauté musulmane de Namur l'année d'élections communales - du collège communal de construire un abattoir islamique dans le village, une polémique s'est mise en place.

En effet, il y a de très bonnes raisons de s'opposer à cette construction:
- Elle est inutile (un tel abattoir existe à Ciney et le déplacement n'est pas exagéré une fois par an!);
- Elle va coûter une somme importante, alors qu'on n'arrête pas de dire à Temploux qu'il n'y a pas d'argent pour refaire les routes dégradées;
- Elle va amener un important charroi de véhicules dans une endroit quasi inaccessible;
- Tous les experts s'accordent pour dire que dans aucun abattoir de ce type n'est respectée la loi pour le bien-être animal et malgré les promesses faites, la plupart des moutons ne sont pas assommés avant d'être égorgés et ils crient en se vidant de leur sang, ce qui a un impact sur les riverains (hommes et animaux)!

Mais voilà, les nuisibles du Front National ont pris la balle au bond et polluent nos boites aux lettres de leur prose populiste et raciste.  Depuis, certains ont l'impression que l'ensemble des temploutois serait opposé à cet abattoir par racisme ou autre idéologie nauséabonde.
Que ce soit clair, il y a certainement des racistes à Temploux.  Il y a certainement aussi des catholiques pratiquants qui amènent dans ce débat la lutte des religions.

Mais dans ce cas précis, le problème n'est ni raciste, ni religieux.  Il en va du bien-être animal mis à mal par un refus systématique d'une communauté de se plier à une loi.  Il en va d'un problème de mobilité.  Il en va d'un gaspillage financier.  Il en va d'un électoralisme déplacé...

Il serait donc bien qu'enfin, le bon sens reprenne le pas pour s'opposer intelligemment à ce projet et que l'on éloigne le spectre d'un parti populiste et raciste à deux balles!

Temploux a ses défauts mais il faut écouter ses arguments parce qu'ils sont recevables et justement parce qu'ils ne viennent pas d'une idéologie d'un autre temps...

27 janvier 2012

Ta liberté de grève commence là où s'arrête ma liberté de travailler...

Lundi, ce sera donc une grève générale.

Visiblement, pour faire une grève générale, les syndiqués peuvent bloquer les routes et les accès aux zonings sans que les forces de l’ordre ne puissent intervenir.
 
Je ne comprenais déjà plus toujours les principes de la "démocratie" depuis que quelles que soient les actions de certains élus, les électeurs continuaient à voter pour eux.  Je ne comprends maintenant même plus les principes de la "liberté" défendue par l'état.
En effet, qui sont ces syndicats pour savoir mieux que les autres ce qui est bien pour l'ensemble des belges?  
Ils justifient les blocages (appelés barrages filtrants) parce qu’il faut “mieux informer les travailleurs parce que les médias ne disent pas toute la vérité”.. Dans un pays où les autoroutes de l’information sont accessibles à chaque coin de rue et où les journalistes font souvent preuve de grande indépendance, on ne me fera pas croire que le citoyen moyen n'est pas capable de s’informer.  A moins bien sûr que les syndicats ne pensent qu’il n’est pas assez intelligent pour cela?
Même à supposer qu’ils aient raison, qui sont-ils pour considérer que ceux qui ne sont pas d’accord avec le principe qu'il faut un petit report de l'âge possible de la prépension pour les gens en bonne santé (les autres seront en arrêt maladie) et au travail (les autres seront au chômage) ont tort dans une société où la population vieillit et donc où les cotisations seront de plus en plus nécessaires?
Prenons encore le pari qu’ils aient raison, qu’est-ce qui leur permet de penser que leur grève nationale est le seul bon outil pour changer les choses quand les vrais coupables de la crise sont cachés dans la finance mondiale et n’ont que faire de ce blocage ponctuel, quand ils peuvent délocaliser en cas de besoin?
Non, cette grève de lundi est tout sauf utile.  De plus, elle gaspille une possibilité d’agir là où le politique a un vrai pouvoir, soit lutter contre les actions inacceptables de certains de nos élus: surnombre des niveaux de pouvoir (et de mandataires bien payés) et cumuls, saupoudrage des aides publiques via des copinages, futurs gaspillages électoraux ou encore utilisation d’argent public à des fins légales mais peu éthiques.
Au japon, par le passé, quand les ouvriers ou les employés voulaient montrer leur désaccord, ils portaient un brassard noir au travail.  Cela n’embêtait personne mais les responsables voyaient au nombre de brassards qu’ils avaient un potentiel d’opposants important et ils agissaient avant que cela ne dégénère.  
Ici, la crédibilté d’un mouvement de blocage “obligé” par une minorité est quasi nulle.  Elle n’embête finalement que ceux qui n’ont pas la force financière pour se permettre de laisser passer un jour de grève sans impact direct: les petites et moyennes organisations... 
Tiens, c’est encore souvent un bastion de résistance à l’apparition des syndicats car souvent rendus inutiles par des discussions directes...
Faudrait-il y voir malice?  J’espère que non!!!  

22 décembre 2011

Le beurre et l'argent du beurre...

Aujourd'hui, c'est grève générale dans les services publics.

Inutile? Oui, car dans le contexte mondial économique actuel, même si nous voulions nager à contre-sens du reste du monde, on ne nous laisserait pas faire. Les grecs ont essayé avant nous avec des émeutes et cela n'a rien changé. D'ailleurs, si vous voulez mon avis, même le combat des syndicats pour l'index fera long feu car il est ridicule de continuer à augmenter de manière équivalente les très gros salaires et les petits en période de crise!

Emmerdant, voire grave? Oui, car si la grève est un droit, le travail en est un autre et à partir du moment où ceux qui font grève placent des piquets et autres barrages pour bloquer la plus grande partie de la population qui veut travailler, c'est antidémocratique.
Personne ne peut obliger les gens à suivre son exemple, même en ayant la certitude que les autres ont tort.
En effet, avec une telle logique, pourquoi ne pas bloquer les électeurs qui avouent ne pas être d'accord avec une certaine "pensée unique" lors d'élections? En plus, quand le public empêche le privé de travailler, c'est quand même gêner ceux qui génèrent la richesse qui via les impôts permet de sponsoriser ces services publics!

La faute à qui? Aux dispendieuses politiques du passé qui ont fait que notre dette est ce qu'elle est. Les copinages, les saupoudrages, les travaux inutiles, etc.
Aussi à la mondialisation qui fait que jamais on ne sera compétitif face à des pays où les travailleurs sont miséreux et n'ont pas de bien-être: Inde, Brésil, Chine seront pour encore des années des producteurs contre lesquels nous ne pourrons nous battre à armes égales. Il faut donc malheureusement prendre des décisions pour essayer de limiter les dégâts en attendant que ces pays soient au même niveau de bien être.

Une solution? A son niveau, chacun peut travailler avec des PME ou des sociétés locales où les travailleurs ont leur mot à dire et n'ont aucun intérêt à délocaliser. Chacun peut acheter des produits locaux quand c'est possible pour promouvoir les producteurs et services qui créent de l'emploi local. Il ne faut pas non plus céder aux sirènes du low-cost qui est avant tout un mauvais calcul sur le long terme et qui en plus crée une concurrence déloyale avec les produits européens, etc.

Est-ce facile? Non, c'est un changement de mentalité que l'être humain, par nature attiré par le profit facile et le luxe (en comparaison aux pays pauvres) accessible par tous, ne fera que contraint et forcé. Et comme en plus, ceux qui ont le pouvoir de prendre ces décisions ne montrent pas le bon exemple, étant eux-même attirés par le profit facile, qu'ils soient élus dans le public ou haut-gradés dans le privé, c'est difficile.

Bref, on n'est pas dans la merde...

11 décembre 2011

Ils préparent le retour de l'extrême droite...

J'y reviendrai dans un prochain post, mais on est sans doute devant une période gris foncé au niveau économique et son corollaire social (car pour redistribuer des richesses, il faut d'abord les produire, n'en déplaise à l'extrême gauche)...

Pour l'instant, ce qui m'effraye dans le positivisme béat suivant la mise en place de DiRupo 1er, c'est qu'au niveau du citoyen, de la rue, des localités, nos élus sont en train de préparer le terreau d'un retour en force de l'extrême droite.  D'autres pays européens ont déjà une extrême droite forte alors qu'en Wallonie, ils étaient tellement ridicules qu'il fallait vraiment être raciste pour voter pour le FN ou ses copies..

Ces deux dernières semaines, il n'y en avait dans les médias que pour la mise en place du gouvernement (il n'y avait pourtant pas de quoi faire la fête, cela fait 400 jours que cela aurait dû être le cas). Par contre, les politiques n'ont pas réagi sur certains évènements qui "font parler la rue".

Je vais prendre 5 évènements de cette dernière quinzaine de jours qui ont été abordés comme des faits divers mais qui, pour moi, amènent certaines personnes à dire "Finalement, on va finir par voter extrême droite", ce qui me fait peur vu que toute personne réfléchie sait que cela n'est pas une solution.

Cas 1: les émeutes à Matonge.  On parle ici de personnes qui cassent en Belgique pour montrer leur mécontentement sur les élections congolaises...
Cas 2: la manifestation pour soutenir un braqueur tué en légitime défense et contre-manifestation interdite à Liège...
Cas 3: Décision déraisonnable pour la mise en place d'un abattoir islamique sur Temploux avec les fonds publics alors qu'on est en période de crise et que les voiries ne sont pas remises en état pour raisons budgétaires...
Cas 4: Procès sur les mariages forcés à Charleroi qui démontre que cela existe...
Cas 5: Agression d'un policier qui voulait contrôler une femme en Burqa à Bruxelles...

Ces cas ne sont peut-être pas comparables.  On peut sans doute creuser et trouver des arguments et des explications pour chacun mais le citoyen "de base" (sans être péjoratif) - celui qui vote parce qu'on l'oblige alors qu'il ne s'intéresse pas à la politique - ne comprend pas le manque de réaction du politique devant ce genre d’évènements ou de problèmes et il semble commencer à penser que seuls les "extrêmes" pourraient être partie de la solution.

J'ai peur, car on sait que la haine n'a jamais rien apporté de positif.
J'espère que nos élus seront capables de prendre leurs responsabilités devant des dossiers où les "bien-pensants" ne voient pas l'image qu'ils peuvent donner en laissant certaines minorités s'exprimer ou agir sans intervenir...
Il faut oser stigmatiser à bon escient et reconnaître quand une minorité dérape, même si ce n'est pas dans l'air du temps.  Il faut oser ne pas faire de la "discrimination positive" quand elle n'a pas de raison d'être.  Il faut donner des arguments factuels et dire que c'est parfois l'homme qui pose problème, avec son manque d'éducation et ses déviances sans faire entrer son origine ethnique là-dedans, mais sans lui trouver d'excuses systématiques.  Attention: trop de libertés va finir par tuer la liberté!